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	<title>Le blog de la Gerontologie</title>
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		<title>Le blog de la Gerontologie</title>
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		<title>Histoire de la vieillesse en France, 1900-1960. Du vieillard au retraité</title>
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		<pubDate>Sat, 05 Nov 2011 13:28:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Georges Arbuz</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>

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		<description><![CDATA[Feller (Élise),   Paris, Éditions Seli Arslan, 2005, 352 pages.   En France, peu d’historiens avaient étudié la vieillesse dans la première moitié du XXe siècle, et les travaux des sociologues, nombreux à partir de 1960, n’avaient ni les objectifs ni les &#8230; <a href="http://gerontologie.wordpress.com/2011/11/05/histoire-de-la-vieillesse-en-france-1900-1960-du-vieillard-au-retraite/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a><img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=gerontologie.wordpress.com&amp;blog=14797310&amp;post=77&amp;subd=gerontologie&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Feller (Élise),  </strong></p>
<p><strong></strong><strong>Paris, Éditions Seli Arslan, 2005, 352 pages.</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>E</strong>n France, peu d’historiens avaient étudié la vieillesse dans la première moitié du XX<sup>e</sup> siècle, et les travaux des sociologues, nombreux à partir de 1960, n’avaient ni les objectifs ni les méthodes de l’histoire. Élise Feller s’est lancée dans l’aventure, faisant à la fois, comme l’avait souhaité Peter Laslett<a href="http://mouvement-social.univ-paris1.fr/document.php?id=541#ftn1"><strong>1</strong></a>, l’histoire de la vieillesse et celle des vieux, dans une période véritablement charnière. Elle analyse les évolutions de la famille, des patrimoines, des rapports à la propriété, aux secours, aux pensions, des institutions d’hébergement, des attitudes devant la vie et la mort, de la médecine, enfin les représentations de la vieillesse qui mènent de la figure du « vieillard indigent » dépendant de l’assistance à celle du « retraité » allocataire de droits.</p>
<p>L’auteur met d’abord les « questions de l’âge » et les regards sur l’âge au cœur d’une histoire marquée par les deux guerres, les changements rapides de l’économie et de la démographie, la crise mondiale, l’Occupation et les bouleversements d’après la Libération. Ellesouligne combien ce qu’Hervé Le Bras a appelé « la névrose française » a marqué durablement la perception de la vieillesse. Le vieillissement rapide de la population, c’est-à-dire l’augmentation de la part des 60 ans et plus, due essentiellement au recul des naissances, et très peu à l’allongement de l’espérance de vie au-delà de 60 ans<a href="http://mouvement-social.univ-paris1.fr/document.php?id=541#ftn2"><strong>2</strong></a>, est chargé de tous les maux depuis la défaite de 1870 devantla Prusse. Le vieillissement est vu alors comme l’origine de ce grand malheur, une menace de déclin futur et de « sclérose », et les gens âgés font figure de fardeau.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La seconde partie explique d’abord le « long sommeil de la gériatrie », dans un pays où Charcot (1825-1893), étudiant à la Salpêtrièreles maladies des vieillards<a href="http://mouvement-social.univ-paris1.fr/document.php?id=541#ftn3"><strong>3</strong></a>, s’était engagé dans la voie d’une recherche gériatrique, puis le « rendez-vous manqué » de la médecine avec la vieillesse. Pendant et aprèsla Grande Guerre, les thèses de médecine sur les maladies des gens âgés se font rares (en 1922, seules 13 sur 1000 s’intéressent à la vieillesse), alors que se multiplient celles sur l’enfance et la maternité ! La gériatrie ne se développera à nouveau en France qu’après 1948, et surtout à partir des années 1960.</p>
<p>Un beau chapitre est consacré à « l’hospice des vieux », lieu de relégation traditionnel pour les vieillards misérables ou indésirables. Il était, à la veille de la Grande Guerre, la crainte et l’espoir des vieux pauvres. Il demeure entre 1920 et 1960 un lieu de vie frugale, de soins médiocres, de mortalité élevée, et de perte de l’espace privé. Mais il est devenu un signe de solidarité républicaine, les constructions se multiplient, leur confort progresse<a href="http://mouvement-social.univ-paris1.fr/document.php?id=541#ftn4"><strong>4</strong></a>, et l’on espère y trouver une réponse décente à l’hébergement des vieilles gens. D’ailleurs, et c’est nouveau, une partie des couches moyennes ruinées par l’inflation y trouvera refuge. L’auteur montre bien, cependant, que la plupart des gens souhaitent vivre leur vieillesse chez eux, près de leur famille s’ils en ont une. Car la famille, mise à mal par l’exode rural, et qui semblait condamnée au déclin<a href="http://mouvement-social.univ-paris1.fr/document.php?id=541#ftn5"><strong>5</strong></a>, a fait mieux que « résister » : les formes de solidarité entre générations se sont renouvelées, comme elle le montre plus loin (p. 158-170) dans un excellent chapitre, « Vieillir en privé », riches d’analyses, et de témoignages de l’époque.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La troisième partie est consacrée à la « construction sociale de la vieillesse », au moment où celle-ci sort de la sphère privée pour réclamer un traitement collectif. La loi de 1905 institue l’assistance obligatoire aux vieillards les plus démunis. Elle érige comme première figure institutionnalisée de la vieillesse celle du « vieillard indigent », qui n’a su ni épargner ni s’entourer d’une famille aimante. Mais elle affirme aussi le principe de la « dette sociale » quela Républiquedoit aux anciens. En 1936, 450 000 vieux touchent les maigres secours prévus, et parmi eux bien des vieux chômeurs. Et les retraites ? Vers 1900, 10 % seulement des ouvriers sont affiliés à une caisse de retraite. La loi de 1910, aboutissement de 50 ans de travail parlementaire – une « loi-événement », dit l’auteur –, instaure pour les petits salariés une obligation de cotisation jusqu’à 65 ans. Mal comprise des intéressés, elle est dénoncée par le mouvement ouvrier, tant les salaires sont bas et les taux de décès à 55-65 ans élevés, surtout chez les hommes – on parle de « retraite pour les morts ». Elle est aussi rejetée par la multitude des travailleurs pratiquant la pluriactivité, ou rêvant de s’établir un jour « à leur compte », et qui refusent d’entrer de façon définitive dans le salariat. Finalement, elle sera peu appliquée.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Toutefois, à partir des années Vingt, prend corps, lentement, « l’innovation décisive de la retraite ». Certes, le système de retraite qu’instaure la loi de 1930 sur les Assurances sociales reste incomplet et insuffisant. Mais la lutte des pensionnés de l’État, appuyée sur un vigoureux Mouvement des retraités, fait émerger un « modèle français de retraite » où la pension devient un « salaire continué » alimenté par les cotisations des actifs. Ce modèle inspire les revendications de larges couches du salariat, employés des collectivités publiques, des transports, des hôpitaux, et acclimate l’idée de retraite aussi bien chez les cadres que dans les classes populaires longtemps rétives. Lorsque, sous le Front Populaire, il est question – afin de procurer « Du Pain pour les Vieux et du travail pour les jeunes » –, de réformer et d’élargir l’assistance aux vieillards, on parle d’une « Retraite des vieux ». Celle-ci prendra consistance dans l’État de Pétain à travers la loi de 1941 sur l’Allocation aux Vieux Travailleurs Salariés, avant qu’en 1944la Sécurité Socialene fonde un système général de retraite par répartition. En 1948, 63 % des personnes de 65 ans et plus touchent un revenu de vieillesse qu’ils nomment « retraite ». La figure du « retraité » est alors devenue la nouvelle figure de la vieillesse.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Selon l’auteur « jamais le sens et l’expérience de la vieillesse n’avaient changé aussi vite et aussi profondément ». Elle montre en effet que dès la première moitié du XX<sup>e</sup> siècle, il existait après la vie de travail, même parmi les salariés modestes, une « vie de retraite », que les historiens et les sociologues n’ont guère étudiée. D’où l’intérêt du chapitre consacré à 601 agents des compagnies de transport parisiens nés entre 1860 et 1880, parvenus à la retraite entre 1920 et 1940 (p.301-343). E. Feller suit les trajectoires des agents et de leurs épouses (1 036 individus) : carrière, mobilité géographique, modes de cessation d’activité, droits à pension et à réversion, revenus, durée de vie, situations et relations familiales, modes de vie, en particulier la cohabitation familiale (23 % de ces retraités), et les migrations dans les cinq ans de la retraite vers la province pratiquées par 40 % de cette population, souvent vers le lieu de naissance. Des enquêtes auprès de survivants ou de descendants ont porté sur les modes de vie<a href="http://mouvement-social.univ-paris1.fr/document.php?id=541#ftn6"><strong>6</strong></a>, et le veuvage.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Par le sérieux et la finesse des analyses, ce livre, écrit à une époque où la vie s’allonge fortement et rapidement aux âges élevés, apporte beaucoup à l’histoire sociale et à la gérontologie. Il aide notamment à situer la vieillesse en France, comme expérience privée et comme construction sociale, dans l’évolution des sociétés avancées du XX<sup>e</sup> siècle. Enfin il se place clairement, comme le souhaitait Peter Laslett, « du côté des vieux », du côté des vieilles aussi, les plus nombreuses, en contribuant de façon originale à l’histoire sociale des femmes, dans une période de leur vie qui, longtemps, n’a guère retenu l’attention des recherches féministes.</p>
<p align="right"><strong>Françoise Cribier</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://mouvement-social.univ-paris1.fr/document.php?id=541#bodyftn1"><strong>1</strong></a> <em>A Fresh Map of Life, the Emergence of the Third Age</em>, Londres, Weidenfeld &amp; Nocolson, 1989. Le tirage, grâce au livre de poche, a atteint plus d&#8217;un million d&#8217;exemplaires.</p>
<p><a href="http://mouvement-social.univ-paris1.fr/document.php?id=541#bodyftn2"><strong>2</strong></a> En 1960, les Français de plus de 60 ans vivent à peine plus longtemps qu&#8217;avant. À partir de cette date, la durée de la vie après 60 ans augmente fortement et régulièrement. Aujourd&#8217;hui, c&#8217;est après 85 ans que les progrès sont les plus importants.</p>
<p><a href="http://mouvement-social.univ-paris1.fr/document.php?id=541#bodyftn3"><strong>3</strong></a> Les « leçons » de Charcot sur la vieillesse ont été publiées par ses élèves dela Salpêtrière, et 89 thèses de médecine gériatrique ont été soutenues entre 1884 et 1914.</p>
<p><a href="http://mouvement-social.univ-paris1.fr/document.php?id=541#bodyftn4"><strong>4</strong></a> Élise Feller, « Un hospice modèle : l&#8217;hospice départemental des vieillards de la Sarthe », in Regards croisés sur la protection sociale de la vieillesse, <em>Cahier d&#8217;Histoire de la Sécurité sociale</em>, n°1, 2005, p. 83-138. Sur les menus monotones, les règlements, les punitions, le travail à l&#8217;extérieur, l&#8217;auteur a réuni nombre de données. Le surpeuplement, la promiscuité, l&#8217;absence de soins, la mortalité élevée choquent bien des observateurs.</p>
<p><a href="http://mouvement-social.univ-paris1.fr/document.php?id=541#bodyftn5"><strong>5</strong></a> Yves Lequin, ayant lu les très nombreux livres consacrés en France depuisla Restauration à la famille, constate de 1815 à 1914 la persistance du thème de son déclin.</p>
<p><a href="http://mouvement-social.univ-paris1.fr/document.php?id=541#bodyftn6"><strong>6</strong></a> Ces enquêtes ont souvent montré des relations familiales plus riches que ce qu&#8217;on avait soupçonné.</p>
<p><strong><em>Pour citer</em></strong></p>
<p>Françoise Cribier, « Compte rendu de Élise Feller, <em>Histoire de la vieillesse en France, 1900-1960. Du vieillard au retraité,</em> 2005 », <em>Le Mouvement Social,</em> n° 221 (octobre-décembre 2007), p. 139-141, et en ligne : <a href="http://mouvement-social.univ-paris1.fr/document.php?id=541">http://mouvement-social.univ-paris1.fr/document.php?id=541</a>.</p>
<p><strong><em>Indexation</em></strong></p>
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	</item>
		<item>
		<title>A propos du nouveau livre de Christiane Collange</title>
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		<pubDate>Wed, 14 Sep 2011 19:30:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Georges Arbuz</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Jeu des sept familles Pour une cohabitation harmonieuse entre les générations Editions Robert Laffont, Paris 2011   prix : 18 euros &#160; Christiane Collange a une grande expérience de la famille et de ceux qui la composent. Son 18e livre, dans &#8230; <a href="http://gerontologie.wordpress.com/2011/09/14/a-propos-du-nouveau-livre-de-christiane-collange/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a><img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=gerontologie.wordpress.com&amp;blog=14797310&amp;post=68&amp;subd=gerontologie&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le Jeu des sept familles</strong></p>
<p><strong>Pour une cohabitation harmonieuse entre les générations</strong></p>
<p>Editions Robert Laffont, Paris 2011   prix : 18 euros</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Christiane Collange a une grande expérience de la famille et de ceux qui la composent. Son 18<sup>e</sup> livre, dans la ligne des précédents, traite d’un sujet oh combien actuel : la complexité des nouvelles familles et des relations entre les générations, d’où le titre choisi « Le jeu des sept familles » A chacun de faire le compte. La faute en est à l’espérance de vie qui augmente inexorablement, aux mariages des enfants et petits enfants, des neveux et des nièces, aux remariages de ceux qui tentent plusieurs fois leur chance, conduisant à ce qu’on appelle du joli nom de familles recomposées et que les liens avec les précédentes perdurent.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>En lisant son livre on apprend comment s’y retrouver, tenir sa place, évoluer avec élégance dans les nouveaux réseaux, ce que pensent les jeunes des vieux et réciproquement, ce qu’il faut dire et ne pas dire, les espoirs et les déceptions, les changements des relations au gré du temps.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Un esprit dynamique et joyeux mais aussi lucide, attentif au ressenti et aux trajectoires des acteurs de ce nouveau jeu de piste, une grande pratique de l’observation, la concision du style, permettent à l’auteur d’aborder, avec une apparente légèreté, des thèmes qui ne le sont pas vraiment et qui concernent les jeunes, les moins jeunes et les vieux, c&#8217;est-à-dire tout le monde.</p>
<p>&nbsp;</p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/gerontologie.wordpress.com/68/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/gerontologie.wordpress.com/68/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/gerontologie.wordpress.com/68/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/gerontologie.wordpress.com/68/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/gerontologie.wordpress.com/68/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/gerontologie.wordpress.com/68/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/gerontologie.wordpress.com/68/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/gerontologie.wordpress.com/68/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/gerontologie.wordpress.com/68/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/gerontologie.wordpress.com/68/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/gerontologie.wordpress.com/68/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/gerontologie.wordpress.com/68/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/gerontologie.wordpress.com/68/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/gerontologie.wordpress.com/68/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=gerontologie.wordpress.com&amp;blog=14797310&amp;post=68&amp;subd=gerontologie&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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	</item>
		<item>
		<title>Transition épidémiologique &#8211; Quelles compétences pour y faire face ?</title>
		<link>http://gerontologie.wordpress.com/2011/04/14/transition-epidemiologique-quelles-competences-pour-y-faire-face/</link>
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		<pubDate>Thu, 14 Apr 2011 12:53:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Georges Arbuz</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>

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		<description><![CDATA[Le contexte à l’origine du système de soins actuel Une période d’engouement pour la recherche et l’innovation Cette période commence avant la Première Guerre mondiale, a donné toute sa mesure après la Seconde, notamment durant les Trente Glorieuses, et se &#8230; <a href="http://gerontologie.wordpress.com/2011/04/14/transition-epidemiologique-quelles-competences-pour-y-faire-face/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a><img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=gerontologie.wordpress.com&amp;blog=14797310&amp;post=55&amp;subd=gerontologie&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>Le contexte à l’origine du système de soins actuel</h2>
<h3>Une période d’engouement pour la recherche et l’innovation</h3>
<p style="text-align:justify;">Cette période commence avant la Première Guerre mondiale, a donné toute sa mesure après la Seconde, notamment durant les Trente Glorieuses, et se caractérise par une croyance dans le pouvoir de la science et de la technique à répondre aux aspirations de la société. Celle-ci accueille avec enthousiasme la multiplication des découvertes et leurs applications techniques, le développement de l’industrie, l’extension des échanges, la modernisation de l’habitat. Grâce à des dispositions sociales plus favorables, un taux de chômage très bas, une partie croissante de la population a pu tirer profit des périodes de prospérité, accéder à une plus grande aisance matérielle. Il en a résulté de nouveaux besoins de consommation, un changement de modes de vie et, avec l’extension des zones résidentielles et la généralisationdes congés, une augmentation des déplacements, notamment automobiles. Sur le plan médical, les applications des découvertes scientifiques(3), la mise au point d’instruments de haute précision, les enseignements tirés de la médecine de guerre, la découverte de nouveaux médicaments, transforment les méthodes de diagnostic(4), d’intervention et de soins, permettent d’intervenir sur des maladies jadis considérées comme incurables, suscitent beaucoup d’espoirs (5). Ils sont à l’origine du développement de nouvelles disciplines : cardiologie, rhumatologie, gastroentérologie, néphrologieavec la dialyse rénale, la greffe du rein. Le recours à la biologie, la radiologie, l’anesthésie-réanimation devient une pratique courante. La phtisiologie disparaît et se trouve remplacée par la pneumologie. La miniaturisation et la réduction des coûts d’appareils compensant les déficiences des grandes fonctions – auditives, visuelles, cardiaques – ouvrent de nouvelles perspectives.</p>
<h3 style="text-align:justify;">Des patients en attente de soins efficaces</h3>
<p style="text-align:justify;">Une plus grande aisance matérielle, de nouveaux modes de vie, entraînent un changement du profil et des attentes des patients qui s’adressent à l’hôpital. Ils sont différents des pauvres, des incurables et des exclus de jadis pour qui l’hôpital était un lieu d’hébergement plus que de soin. Les nouveaux patients reçus sont des personnes engagées dans la vie active, chargées de famille. On trouve aussi dans ce groupe une nouvelle catégorie de retraités: les retraités aisés. Ce sont ces personnes qui sont les premières victimes des dégâts collatéraux du progrès.Le développement de l’industrie, des déplacements, entraîne en effet une multiplication des accidents du travailet surtout des accidents de la route. En 1960, le nombre de tués sur la voie publique est de 8000 et augmente les années suivantes pour atteindre près de 17000 en 1974. Dans l’euphorie de la démocratisationde l’automobile(6), dont le nombre est passé de 230 000en 1921 à 6,5 millions en 1960, l’accident est perçu par l’opinion publique comme le prix à payer de la modernité. Outre  les accidents de voitures, il y a les catastrophes ferroviaires comme celle de Vitry-le-François et ses50 morts en 1962, les éboulements dans les mines, les coups de grisou qui, s’ils ne sont pas aussi meurtriers qu’en 1906(7), entraînent chaque fois leur lot de tués et de blessés. Souhaitant retrouver le plus vite possible les capacités qui étaient les leurs avant leur accident, « ces patients veulent être soignés vite et bien, rester juste le temps nécessaire à l’hôpital, ne pas y perdre de temps(8)». Ils sont exigeants et s’attendent à ce qu’on leur propose les techniques médicales les plus récentes.</p>
<h2 style="text-align:justify;">L’avènement d’une médecine de pointe dans un hôpital rénové</h2>
<h3>Le souhait de faire bénéficier la population des progrès de la science médicale</h3>
<p style="text-align:justify;">L’organisation, héritée de l’hôpital lieu d’hébergement, ne correspond plus aux besoins des nouveaux usagers.Les responsables en charge du système sanitaire ont très tôt pris acte du changement en train de s’opérer. En1932, M.Sarraz-Bourdet présente un rapport au Conseil supérieur de l’Assistance publique préconisant une refonte des modalités de fonctionnement des hôpitaux.Cette idée sera régulièrement reprise. « Il faut inventerautre chose que ce qui existe, mettre en place des services spécialisés où la maladie est valorisée, réunir des professionnels hospitaliers capables de proposer des solutions thérapeutiques nouvelles, faire appel aux connaissances et techniques en gestation : biologie, micro-mécanique, électronique, optique, génétique[…].(9)» Mais d’autres préoccupations se manifestent, la modernisation devra attendre. À la veille de la Deuxième Guerre mondiale, l’hôpital, au même titre que l’hospice et l’asile psychiatrique, reste réservé aux classes déshéritées de la population. « En dehors de la tuberculose,la plupart des affections médicales étaient soignées à domicile. L’obstétrique et la chirurgie pratiquées en clinique privée. Le médecin hospitalier, très indépendant vis-à-vis de l’administration de l’hôpital, était en même temps très isolé.(10)» Aussi tard qu’en 1954, les spécialités cliniques dans les hôpitaux les plus prestigieux sont en nombre réduit. Les deux piliers étaient la médecine et la chirurgie générale. La neurologie et la psychiatrie formaient une spécialité unique. L’orthopédie est pratiquement inexistante.</p>
<h3 style="text-align:justify;">La modernisation des pratiqueset de l’organisation hospitalières</h3>
<p style="text-align:justify;">C’est à partir de 1960 que les conditions sont réunies pour permettre à l’hôpital d’affirmer sa vocation de lieu d’accueil et d’expérimentation de pratiques thérapeutiques d’avant-garde. L’ordonnance du 30 décembre 1958 organise l’arrivée des fondamentalistes à l’hôpital, à égalité de grade avec les cliniciens et la création de fonctions à temps plein exercées conjointement dans l’hôpital et la faculté (11). L’Institut national d’hygiène(INH) créé en 1941, qui était chargé d’effectuer des travaux de laboratoire intéressant la santé publique et de coordonner les enquêtes sanitaires menées dans le pays, est remplacé par un organisme dont la vocationest la recherche, l’Institut national de la santé et de larecherche médicale (Inserm), institué par le décret du 18 juillet 1964. On attend de la recherche et de la modernisation des soins des résultats pratiques comme celui d’assurer une meilleure prise en charge des accidentésde la route. Le 3 décembre 1962, le président de l’Automobile Club du Midi en fait l’observation à la commission administrative des hôpitaux de Toulouse :« Les statistiques prouvent que certains accidents auraient pu avoir des conséquences moins graves si des précautions étaient prises sur place au moment des premiers secours apportés à la victime.» C’est en reprenant cette idée « d’aller au pied de l’arbre » (12) (là où sont les blessés) le plus vite possible et avec les moyens techniques appropriés que Louis Lareng, qui sera nommé professeur et défendra comme député son projetà la Chambre, va se mobiliser pour la création d’un dispositif de nature à venir en aide aux victimes des accidents. Si l’on veut ramener vivantes les victimes à l’hôpital et leur donner les meilleures chances de survie, il faut médicaliser le ramassage et le transport des patients, les acheminer dans les meilleures conditions de sécurité et de rapidité vers le site hospitalier où ils doivent recevoir des soins appropriés à la gravité de leu rétat de santé. Cela demande de disposer de compétences médicales spécialisées et de moyens techniques performants. Sur le lieu même de l’accident, il faut être capable d’envoyer de nombreux acteurs afin de soigner le malade avant même qu’il ne monte dans l’ambulance. De retour à l’hôpital, il faut mettre tout en oeuvre pour «sauver» la personne, minimiser les séquelles de son accident. Mais la vocation de l’hôpital en gestation ne se limite pas à soigner les blessés de la route. L’objectif est d’accueillir et de soigner tous les patients dont le pronostic vital est en jeu ou souffrant de pathologies lourdes, en les faisant bénéficier des méthodes d’investigation et de soins auxquels ils ne pourraient avoir accès dans d’autres structures de soins. Disposant de crédits d’équipement en augmentation, l’hôpital entre ainsi dans une ère nouvelle, acquiert l’image que nous lui connaissons aujourd’hui, configuration architecturale moderne, haute technologie, répartition par services spécialisés, et s’engage dans une dynamique d’innovation. Au fur et à mesure de l’avancée des connaissances, des spécialités nouvelles apparaissent par l’éclatement des disciplines médicales moins récentes. L’hématologie donne naissance à l’hémato-oncologie, à l’immunohématologie et à l’hémostase. La gynécologie obstétrique de l’après-guerre  est à l&#8217;origine des services de gynéco-cancérologie, d&#8217;obstétrique, de traitement de la stérilité et reproduction assistée, de gynécologie médicale. Peu à peu instaurée a été instaurée une situation où ce sont les spécialistes qui définissent eux-mêmes, par leur offre de services, la demande qui s’adresse à eux. À partir des consultations externes ou des urgences, ils recrutent leurs malades en sélectionnant ceux qui relèvent de leurs compétences propres. Ils sont en position de monopole. La recherche, les publications, la présence aux réunions internationales confortent leur position par rapport aux autres membres de la profession.</p>
<h3 style="text-align:justify;">Les incidences sur les motivations et les compétences attendues des futurs professionnels</h3>
<p style="text-align:justify;">Les jeunes générations de médecins et de soignants cherchent à s’insérer dans une organisation dont l’image est valorisante et sécurisante. « On croit au pouvoir de soigner et de guérir. On peut agir contre la maladie. Les résultats se mesurent et peuvent être améliorés. (13)»L’organisation doit obéir à une logique scientifique.«L’organisation valorisante est celle des services spécialisés,de la réanimation, de l’enjeu vital, des maladiesconnues des médias, de la recherche, des enfants, descancéreux, des transplantés… Par contraste, l’organisation démotivante est celle des services de médecine générale, des urgences, du long séjour. La logique de ces services est plus humaniste. Les objectifs sont mal définis, donc non mesurables. Les vrais problèmes ne sontpas abordés en face : la mort, la souffrance, le désarroi. Dans ces services, le décalage entre les aspirations du personnel et les satisfactions tirées du travail est immense. La place donnée à la recherche et aux innovations médico-techniques dans les grands centres hospitaliers, avec son corollaire, la diversification des disciplines, modifie le programme des études médicales et l’exercice de la profession en milieu hospitalier. Quant aux soignants, on trouve toujours dans leur décret de compétence mention de leur rôle propre, consistant à “protéger, maintenir, restaurer et promouvoir la santé physique et mentale des personnes, l’autonomie de leurs fonctions vitales physiques et psychiques en vue de favoriser leur maintien, leur insertion ou leur réinsertion dans leur cadre de vie familialou social […] à participer à la prévention, à l’évaluation et au soulagement de la douleur et de la détresse physique et psychique des personnes, particulièrement en fin de vie au moyen des soins palliatifs, et d’accompagner, en tant que de besoin, leur entourage” (14)». L’acquisition de capacités relationnelles et pédagogiques fait partie de leur cursus de formation, tient une place qui varie selon les services avec les pathologies traitées, la durée d’hospitalisation des patients. Ils doivent être capables de mener des entretiens de recueil de données, d’informer le patient sur la nature des examens et des soins qui vont lui être prodigués, de répondre à ses questions, de l’éduquer lorsque son état de santé nécessite un suivi après l’hospitalisation, des précautions. Mais dans les nouvelles structures qui se mettent en place, les procédures d’examens, les prélèvements, les soins, le suivi postopératoire, relèvent d’un planning précis, occupent l’essentiel de leur temps, et ce sont leurs compétences médico-techniques qui comptent en premier. Il est d’ailleurs rappelé, dans le décret cité, que les soins doivent être réalisés en tenant compte de l’évolution des sciences et des techniques. La liste des actes qu’ils sont habilités à pratiquer et que les étudiants passent beaucoup de temps à maîtriser est impressionnante, s’allonge à chaque nouvelle publication du décret de compétences(15) et au fur et à mesure de l’arrivée de nouvelles technologies.</p>
<h2 style="text-align:justify;">Un changement d’état d’esprit par rapport aux bienfaits espérés de la science et de la technique</h2>
<h2>Une appréciation plus réaliste des possibilités de la science et de la médecine d’inspiration scientifique</h2>
<p style="text-align:justify;">Les douze années qui s’écoulent entre l’envoi dans l’espace du premier être vivant, la chienne Laika, à bord du vaisseau Spoutnik 2, en novembre 1957 et le débarquement de l’astronaute Neil Amstrong sur la Lune le 20juillet 1969 voient l’apogée d’une période de croyance inconditionnelle dans les capacités de la science et de la technique à résoudre les problèmes de l’humanité. Parla suite, des catastrophes de grande ampleur comme celles de Bhopal(16) et de Tchernobyl(17) vont contribuerà tempérer les espoirs. Dans le domaine médical, la survenue de dérives manifestes dans certains programmes de recherche, l’introduction hâtive sur le marché de molécules dont les effets indésirables sont mal cernés(18), les manipulations de données dans certaines publications, le constat de l’incapacité des professionnels à réparer tous les désordres, notamment ceux causés par les humains eux-mêmes, conduisent à une appréciation plus réaliste de ses limites et de ses risques. Les perspectives ouvertes par la transplantation d’organes, la maîtrise dela reproduction ou encore la promesse d’une maîtrise de l’hérédité soulèvent des interrogations sur les implications éthiques de ces progrès. Il en a résulté la publication de codes de bonne conduite (19) et la création de comitésd’éthique(20). En 1972, un an avant l’obligation de la ceinture de sécurité et les premières limitations de vitesse, la communauté nationale commence à prendre la mesure des dégâts irréversibles occasionnés par les accidents de la circulation que les techniques médicales les plus performantes sont impuissantes à réparer(21). En plus des tués, dans les 371 818 blessés, victimes d’un accident de la circulation cette année, on dénombre 18 600 blessés graves, des personnes qui, malgré les soins prodigués, garderont toute leur vie des séquelles de leur accident. La survenue de la pandémie du sida(22) met en évidence le décalage existant entre le rythme de progression des connaissances scientifiques et le piétinement dans le domaine du traitement et de la prévention biologique. «L’apparition et les ravages du sida ont surpris et effrayé autant les savants que le commun des mortels, tous ayant cru que la biotechnologie moderne les avait mis à l’abri de catastrophes de ce genre. (23)» Dans les deux cas, ces personnes, que la médecine a réussi à sauver de la mort, demandent des soins réguliers, un accompagnementà long terme. Dans les années qui suivront, l’intérêt pour la recherche et ses applications pratiques sera toujours présent mais des mesures seront prises pour l’encadrer en même temps qu’une attention plus grande sera donnée à la prévention.</p>
<h3 style="text-align:justify;">Le regret de voir la médecine générale reléguée au second plan</h3>
<p style="text-align:justify;">Dans l’hôpital de spécialité, la médecine générale fait figure de parent pauvre, et ceux qui l’exercent sont en retrait. Fortement investis dans leurs projets, les enseignants chercheurs et praticiens hospitaliers vont jusqu’à s’interroger sur l’intérêt de conserver dans l’enceinte hospitalière la médecine interne, celle qui remplit la fonction «hôpital général» et reçoit les malades des urgences qui ne vont pas en spécialité. «Dans leur cas en effet, la technique médicale semble peu intervenir, une partie appréciable de ces patients pourrait relever de la médecine de ville, des services sociaux, du long séjour.(24)» En 1986, la question a été posée à la direction du plan des Hôpitaux de Paris qui a demandé à un groupe de travail pluridisciplinaire son avis : «Le centre hospitalier universitaire doit-il rester l’hôpital de secteur, soignant en premier recours des malades qui viennent spontanément en consultation ou en urgence ou doit-il favoriser sa fonction d’être un second recours pour des malades adressés par la médecine de ville ?(25)» Comme on pouvait s’y attendre, le groupe de travail a privilégié le choix d’une médecine de spécialité accueillant des malades en seconde intention, mais sans que la première ait été explicitement abandonnée ni donné naissance à une organisation spécifique. Le débat revient à intervalles réguliers. Lors du colloque de l’Unesco des 7 et 8 décembre 1999 dont le thème était: «Imaginer l’hôpital de demain dans sa dimension humaine, médicale, économique ou gestionnaire(26) », des préoccupations plus «humanistes» ont été exprimées. Le chef de l’État a rappelé l’importance de la présence du soignant au pied du lit du malade(27), un conférencier a souligné la place nouvelle donnée par la loi «au citoyen malade, devenu une personne à part entière, un interlocuteur à égalité de devoirs et de droits avec les soignants». Mais la majorité des exposés sont allés dans le sens des constats et des espoirs énoncés en 1986. Les conférenciers ont rappelé les révolutions attendues dans les domaines génétiques, thérapeutiques, les progrès à prévoir en matière de micro-électronique, d’optique, d’informatique, de robotique, les transformations dans l’imagerie, l’endoscopie, la chirurgie. Ils ont confirmé la puissance de l’engagement de la communauté médicale hospitalière en faveur d’une médecine privilégiant la science et l’innovation technique au détriment d’une approche plus globale de la personne malade, engagement qui avait déjà été relevé il y a plus d’un siècle et avait fait l’objet de critiques de la part d’une minorité de médecins et d’un nombre beaucoup plus important de membres des professions soignantes. L’attitude d’Ernest Schweninger, médecin de Bismarck, professeur de Groddeck, avant que celui-ci devienne son assistant de 1885 à 1896, en est une bonne illustration.«Il était en révolte contre les nouvelles tendances médicales de son époque. L’esprit même de la médecine traditionnelle se trouvait bouleversé par le souffle de la nouvelle médecine scientifique d’inspiration pasteurienne. Quelque chose de profond dans la démarche du médecin était en train de changer. Un équilibre, une certaine modalité de la pratique médicale traditionnelle semblait agoniser au profit d’une approche scientifique de la maladie[…]. La démarche causaliste d’une médecine qui met en avant l’agent pathogène comme seul fil conducteurpour la compréhension du déroulement de la maladie tend à éclipser les autres dimensions. La dimension proprement humaine, à la fois culturelle et langagière, disparaît, tout comme se trouve minorée l’importance de l’insertion de l’homme au sein de son univers culturel. La place et la fonction mêmes  du médecin s’en trouvent complètement bouleversées. Il n’est plus ce guetteur attentif de l’osmose subtile entre l’homme et la nature, entre l’homme et son destin, il est maintenant celui qui combat un agent extérieur qu’il faut identifier puis exterminer.(28)» Ce jugementd’un praticien de la fin du XIXe siècle sur l’évolution de la médecine de son temps est toujours d’actualité.</p>
<h3 style="text-align:justify;">L’« oubli » du sujet malade (29)</h3>
<p style="text-align:justify;">Le reproche couramment fait à la médecine d’inspiration scientifique, c’est de s’intéresser trop exclusivement à la maladie et pas assez au sujet malade (30). La notion de sujet s’oppose à celle d’objet (de soins). Dans la définition qu’il en donne, Maurice Blondel souligne la distance, l’originalité radicale du sujet par rapport à la compréhension que peut avoir de lui un observateur extérieur. Se référant à Maine de Biran, il relève « le caractère concret, intérieur, singulier de cet être qui existe non seulement en soi, mais pour soi, et qui, ne se bornant pas à être un objet visible du dehors ou délimité par des contours logiques, n’a sa véritable réalité qu’en contribuant à se faire lui-même, à partir sans doute d’une nature donnée et selon des exigences intimement subies, mais par un devenir volontaire et une conquête personnelle(31)». La médecine scientifique ne peut fonctionner qu’à condition d’exclure provisoirement le sujet, tel qu’il vient d’être présenté, et la particularité de son discours, du cadre de la consultation. Elle le fait en traduisant la parole du patient dans la langue de la médecine afin de donner une lisibilité scientifique au trouble dont il souffre, de pouvoir lui attribuer une cause objective, envisager le remède approprié. Une telle démarche ne fait pas difficulté tant que les maux pour lesquels lepatient vient consulter s’y prêtent et qu’à la suite du traitement proposé il peut se considérer comme guéri. Elle pourrait également être négligée, même dans les cas où la pathologie ou l’accident laisse des séquelles graves ou conduit à une issue fatale, à condition que la personne adopte le point de vue du médecin sur sa maladie et comment il doit se comporter. Or il n’en est pas ainsi. Médecins et soignants constatent que le patient, à l’annonce d’une pathologie grave, réagit d’une manière très différente de celle à laquelle ils s’attendaient. Il a tendance à dramatiser inutilement tel aspect ou au contraire à considérer comme banale l’information reçue, n’en retient qu’une partie, s’accroche à un mot, développe des stratégies, formule des attentes, qui déconcertent les professionnels qui le soignent(32). Ils découvrent que la manière dont chaque personne réagit à ce qui lui arrive lui est propre, est fonction de son histoire, de la représentation qu’elle a de sa vie et de ses relations aux autres, se situe sur un tout autre plan que celui imaginé par les représentants de la science médicale. Au vu de cette réalité, dans tous les cas qui échappent aux possibilités de la science médicale, une telle démarche d’exclusion du sujet pose problème. Car c’est bien à lui qu’il appartient– une fois reçu le fameux « on ne peut plus faire grand-chose pour vous »– de faire le deuil de son espoir de guérison, de reprendre possession et de s’accommoder du trouble dont il espérait pouvoir être débarrassé et de s’évertuer à vivre au mieux la situation. En résumé, si l’intérêt d’une médecine de spécialité n’est pas contestable, est en revanche l’objet des critiques la volonté d’hégémonie de sa part, l’illusion consistant à penser qu’elle est à même de prendre en charge, à elle seule, l’être humain dans toutes les dimensions de sa souffrance.</p>
<h2 style="text-align:justify;">Une transition épidémiologique qui met en difficulté le fonctionnement du système de soins</h2>
<h3>Une transition épidémiologique (33)</h3>
<p style="text-align:justify;">Ces critiques n’auraient pas suffi à elles seules, en dépit de leur pertinence, à remettre en cause le privilège de la médecine de spécialité et l’organisation actuelle des soins et à rechercher de nouvelles orientations. Ce qui l’a rendu nécessaire c’est la prise en compte de l’importance de la transition épidémiologique, selon l’expressiond’Alain Colvez, dont on a pris conscience dans les années 1980 aux États-Unis, plus tardivement en France, et qui se caractérise par la croissance du nombre de patients souffrant de pathologies chroniques invalidantes (34), alors que celui de patients atteints de pathologies aiguës est plutôt stable voire en diminution. Les maladies infectieuses n’ont pas disparu, mais ne tiennent plus la première place, les accidents de santé sont de mieux en mieux anticipés, quant aux accidents de la circulation, ils diminuent chaque année (35). En revanche, l’effectif de patients victimes d’accidents vasculaires ou d’affections neuro-dégénératives est en croissance rapide (36). Rentrent dans le groupe des patients souffrant de pathologies chroniques invalidantes ceux qui sont atteints d’une maladie dégénérative, accentuation d’une pathologie déjà prévalente à l’âge adulte, cancer, maladie vasculaire, d’un état déficitaire caractérisé par une dégénérescence des cellules du cerveau, ou par des lésions des artères du cerveau, pathologies qui prennent une grande ampleur avec l’allongement de la durée moyenne de vie. En fonction de sa gravité, un accident vasculaire cérébral peut provoquer des paralysies, des handicaps, des invalidités demandant une vigilance permanente. Manifestations d’une détérioration des fonctions supérieures, les troubles des démences, peu spectaculaires au début de la maladie, s’aggravent progressivement. Dans la phase initiale, la personne rencontre des difficultés à s’adapter à de nouvelles situations ; peu à peu elle doit faire face à une perte d’autonomie dans la vie quotidienne: incapacité de reconnaître les lieux, les visages,d’utiliser les objets courants, difficultés pour se laver, s’habiller, manger… La phase ultime est marquée par des troubles du comportement, agressivité, délire, opposition à tout ce qui lui est proposé. Quant aux cancers dont sont atteints ces patients, leur stade évolué demande une prise en charge importante sur un plan psychologique et pour soulager la douleur. À ces patients il convient d’ajouter les toxicomanes, les patients atteints du sida, les jeunes en difficultés, les personnes souffrant d’exclusion, d’isolement, de précarité qui se présentent chaque jour aux urgences hospitalières, dont une meilleure appréciation des besoins de santé a également contribué à reconsidérer les priorités et les modalités de fonctionnement du système de soins, les patients en fin de vie (37). Nous nous limiterons ici à la prise en charge des patients souffrant de pathologies chroniques invalidantes.</p>
<h3 style="text-align:justify;">Les difficultés du système de soins à prendre en charge ces patients</h3>
<p style="text-align:justify;">Le système de soins, aussi bien libéral qu’hospitalier, est fait pour soigner les pathologies aiguës, beaucoup moins pour accompagner des patients souffrant de pathologies chroniques. « Tout problème de santé qui ressemble au schéma des maladies aiguës, notre système de santé sait le prendre en charge avec efficacité. Structuré autour du paiement à l’acte, privilégiant à l’hôpital les actes techniques,il est adapté aux épisodes courts qui peuvent être traités en quelques interventions médicales. (38)» Cette médecine est dans son rôle lorsqu’elle peut faire appel à des techniques médicales et des protocoles de soins précis, apporter une réponse adéquate au problème à l’originede la demande de consultation. À l’hôpital, les services spécialisés réunissant des professionnels médicaux et soignants formés aux techniques médicales de pointe permettent une prise en charge efficace des affections de ce type. Avec l’augmentation du nombre de patients atteints de maladies chroniques invalidantes, on se trouve face à une situation inédite que le système de soins dans son organisation actuelle a du mal à gérer. « Appliqué aux patients souffrant de maladies chroniques, le système va les aborder en découpant leur suivi en une sériede contacts, indépendants les uns des autres, chacun relevant en théorie de la démarche signe/diagnostic/ traitement.(39) » La logique de son fonctionnement tend à isoler l’action des différents professionnels impliqués. «Il part volontiers à la dérive en cas d’étiologie non définie, et en présence de pluripathologies, il rencontre des difficulté à gérer les interactions entre professionnels du médical et du social, a tendance à rejeter de son champ les aspects sociaux de la situation du patient.(40)» Lorsque les maux dont souffre le patient sont multiples, échappent aux possibilités curatives de la science médicale ou que l’intervention de celle-ci permet tout au plus de stabiliser l’évolution de sa ou ses pathologies, lorsque le retour à un état antérieur à la maladie ou à l’accident est hors d’atteinte, la poursuite de soins sophistiqués devient sans objet. Dans cette hypothèse, c’est au patient et à ses proches qu’il incombe, une fois de retour au domicile ou orienté vers d’autres structures, de trouver d’autres aides pour assurer au mieux le suivi de sa ou ses pathologies. Mais à la moindre difficulté sérieuse, la décisiond’hospitaliser est prise. La conséquence est un flux d’arrivée de patients à l’hôpital dans de mauvaises conditions, ne relevant que partiellement ou pas du tout de ses compétences et que les professionnels, après les premiers soins, vont adresser vers d’autres lieux d’hébergementou réorienter vers leur domicile, pour éviter l’encombrement des lits des services de spécialité. C’est à partir du constat du peu d’efficacité du système de soins, tel qu’il existe aujourd’hui, avec la séparation des responsabilités entre le sanitaire et le social et entre la ville et l’hôpital, dans la prise en charge des nouvelles catégories de patients, qu’ont été mises en place à leur intention de nouvelles formes de collaboration entre les professionnels telles que les réseaux de soins. Ceux-ci ont été créés dans les années 1980 pour faciliter l’accès aux soins des personnes en situation de précarité. L’extension du sida dans les années 1990 a donné une impulsion aux réseaux VIH ville/hôpital, la toxicomanie, la santé des jeunes ont été à l’origine de la création de modes d’association des professionnels souhaitant mieux répondre à leurs besoins de santé. Mais, conséquence du vieillissement de la population, c’est la nécessité de mieux soigner sur le long terme un nombre croissant de patients atteints d’affections chroniques invalidantes, qui a le plus oeuvré en faveur de la création de nouveaux dispositifs de soins et d’une meilleure collaboration entre la ville et l’hôpital. On observe que les nouveauxdispositifs prennent en compte à nouveau le sujet malade et son environnement et pas seulement sa maladie, donnent un rôle essentiel aux soignants. Comparée à une fonction équivalente dans un service de spécialité, l’infirmier en charge de ces patients, à l’hôpital ou à domicile, a plus d’initiative et de responsabilités, doit être attentif à des données qui échappent habituellement à l’attention de ses collègues d’autres services.</p>
<h2 style="text-align:justify;">De nouvelles compétences soignantes</h2>
<p style="text-align:justify;">Délivrer aux patients atteints de pathologies chroniques invalidantes les soins appropriés, tout en leur apportant l’aide psychologique nécessaire pour leur permettre des’ajuster à l’évolution de leur maladie, fait appel à des valeurs centrales de la profession soignante, demande en plus des savoirs techniques, des capacités relationnelles spécifiques, une connaissance approfondie de ces patients, de leur entourage et de leur contexte de vie(41).</p>
<h3 style="text-align:justify;">Sur le plan technique</h3>
<p style="text-align:justify;">Les temps de visite quotidiens ou biquotidiens, en plus de la réalisation des actes infirmiers prescrits,  permettent au soignant de noter les altérations de l’état du patient, l’apparition de nouveaux symptômes, l’efficacité des médicaments et leurs effets secondaires, et d’en informer le médecin traitant, les autres professionnels intervenant auprès du patient, d’apporter son avis, dans le cas d’un patient suivi à domicile, sur le bien-fondé d’une hospitalisation et de faire en sorte qu’elle se déroule au mieux. Les soins de nursing prodigués pour éviter les infections, les mesures prises pour lui permettre de continuer à mobiliser les capacités de locomotion et d’orientation qui lui restent, sont essentiels. Pour une personne âgée malade, rester au lit est sécurisant, lui évite tout effort. En l’absence de stimulation, elle peut rapidement renoncer à se lever. La grabatisation qui en résulte a des conséquences graves à court terme : escarres, perte de la capacité de maintenir la station verticale et de se déplacer, diminution de la masse musculaire, raidissement des articulations, difficultés respiratoires par encombrement des bronches, constipation.Il est de première importance dans le cas de ces patients de les aider à se lever du lit, à s’habiller, à faire quelques pas, à aller au fauteuil.</p>
<h3 style="text-align:justify;">Sur le plan psychologique et relationnel</h3>
<p style="text-align:justify;">Le rôle du soignant ne se limite pas à l’observation de l’évolution de l’état de santé physique du sujet malade. La prise en compte de l’impact de la maladie sur son état d’esprit, sur ses relations avec son entourage tient une grande place dans le cas de ces patients. Certains ontdes accès de violence, des phases de mutisme, de repli sur soi, de rejet, attitudes qui indiquent une souffrance psychique importante. La prise de conscience de la dégradation de son état de santé a des répercussions sur l’humeur, donne lieu à des phénomènes d’irritabilité à l’égard de soi et d’autrui, qu’il faut savoir décrypter. Les soins et le suivi de ces patients notamment à domicile demandent beaucoup de diplomatie. Sous peine de provoquer une opposition qui mettrait un terme à sa mission, le soignant doit faire preuve de tact, individualiser les soins, tenir compte de l’avis du patient et de ses proches. « C’est à nous de nous adapter à ses habitudes,à son caractère. Nous ne sommes pas là pour le contrarier», nous dira une professionnelle. À la lecture des troubles dont ils sont atteints, on perçoit l’importance des soins qu’il faut leur prodiguer, les compétences à mettre en oeuvre pour prévenir les complications  de l’immobilisation ou de l’alitement, agir sur la douleur, guetter la survenue d’une dépression, mais aussi les capacités relationnelles nécessaires pour maintenir avec lui une relation confiante, donner au patient des repères, le stimuler. Le soignant doit être également attentif à l’entourage du patient. Le conjoint du sujet malade, souvent âgé lui-même, parfois malade, fatigué, peut être soumis à des pressions fortes de la part du patient, avoir besoin d’écoute et de soutien. À chacune de ses visites, le soignant permet à la famille de s’exprimer, de prendre du recul, de vivre autrement sa situation, de ne pas se sentir seule avec ses angoisses et ses craintes de ne pas faire face, notamment lorsque l’état de santé du patient se dégrade ou à l’approche de sa mort. Ainsi, au-delà des compétences requises sur le plan technique, soulignons l’importance du rôle du soignant qui, tout en ayant les compétences nécessaires pour assurer un suivi adéquat de l’état de santé du sujet malade, apporte par son regard, son écoute et sa présence, un soutien psychologique essentiel au patient et à son entourage.</p>
<h3 style="text-align:justify;">L’acquisition de capacités d’écoute et relationnelles approfondies</h3>
<p style="text-align:justify;">Pour être à même de répondre à ces attentes, les étudiants des instituts de formation aux soins infirmiers doivent pouvoir bénéficier, dans le cadre de leur cursus, de séquences de formation, théoriques et pratiques, dont la finalité est le perfectionnement de leurs capacités relationnelles et psychologiques ainsi que la prise en compte du vécu du malade et de son entourage et leur accompagnement au fur et à mesure de l’évolution de la maladie. Outre l’acquisition des démarches approfondies d’écoute et d’entretien d’aide, d’information, l’approche de la parole comme mode privilégié d’expression de l’angoisse et de mobilisation des ressources psychologiquesdu patient et de ses proches, il leur faut comprendre le sfluctuations de l’état d’esprit des patients atteints d’une maladie grave invalidante et de leur entourage, prendre en compte leurs attitudes face à la maladie et les risques qui en découlent, comprendre aussi ce que ces personnes attendent comme accompagnement et écoute de la part des soignants et de l’équipe médicale. Sur un plan personnel, les futurs soignants doivent apprendre à gérer leur implication, trouver la bonne distance dans leur relation au patient et à son entourage, ce qui suppose la possibilité de faire périodiquement le point en équipe sur leur pratique et l’évolution de leur relation avec les personnes qu’ils ont en responsabilité. Appelés pour certains à exercer leur mission au sein de réseaux de soins dans lesquels les relations sont différentes de celles qu’on trouve habituellement dans un service hospitalier, ils devront en connaître les finalités et le fonctionnement et apprendre à y trouver leur place. Ainsi, l’importance de la transition épidémiologique dont nous sommes les témoins conduit à remettre au centre de la formation des futurs soignants des objectifs «humanistes» qui avaient, un temps, perdu de leur actualité à la suite des espoirs mis dans les avancées d’une médecine d’inspiration scientifique. Sans contester les bénéfices à attendre des progrès de la science médicale, il est légitime de revenir à ce qui est au coeur des valeurs et des motivations de la profession soignante, à savoir considérer le patient comme un sujet, acteur de son existence, qu’il faut être capable d’écouter, d’informer et de comprendre, d’accompagner en lui prodiguant les soins appropriés tout en prenant en compte les répercussions de sa maladie sur sa représentation de lui-même et sur ses relations avec son entourage.</p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/gerontologie.wordpress.com/55/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/gerontologie.wordpress.com/55/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/gerontologie.wordpress.com/55/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/gerontologie.wordpress.com/55/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/gerontologie.wordpress.com/55/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/gerontologie.wordpress.com/55/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/gerontologie.wordpress.com/55/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/gerontologie.wordpress.com/55/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/gerontologie.wordpress.com/55/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/gerontologie.wordpress.com/55/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/gerontologie.wordpress.com/55/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/gerontologie.wordpress.com/55/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/gerontologie.wordpress.com/55/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/gerontologie.wordpress.com/55/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=gerontologie.wordpress.com&amp;blog=14797310&amp;post=55&amp;subd=gerontologie&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<title>Etre sujet, acteur de sa vie au Grand Age</title>
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		<pubDate>Sat, 26 Feb 2011 07:26:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Georges Arbuz</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>

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		<description><![CDATA[Georges Arbuz[1] Pour favoriser une approche plus positive du vieillissement Etre sujet, acteur de sa vie au Grand Age[2] Introduction Sur un plan personnel, la période de vie qui commence vers 60-65 ans est une phase de l’existence qui pose &#8230; <a href="http://gerontologie.wordpress.com/2011/02/26/outils-%e2%80%b9-le-blog-de-la-gerontologie-%e2%80%94-wordpress/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a><img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=gerontologie.wordpress.com&amp;blog=14797310&amp;post=53&amp;subd=gerontologie&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><strong><br />
Georges Arbuz<a name="_ftnref1" href="/Recherche%20g%C3%A9rontologique/articles/article%20sur%20%C3%AAtre%20sujet,%20acteur.doc#_ftn1"><span class="MsoFootnoteReference"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoFootnoteReference"><strong><span style="font-size:12pt;font-family:&quot;">[1]</span></strong></span><!--[endif]--></span></a></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><strong><em> </em></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><strong><em> </em></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><strong><em> </em></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><strong>Pour favoriser une approche plus positive du vieillissement</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><strong><em> </em></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><strong><span style="font-size:14pt;font-family:Arial;"> </span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><strong><span style="font-size:14pt;font-family:Arial;"> </span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><strong><span style="font-size:14pt;font-family:Arial;"> </span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><strong><span style="font-size:14pt;font-family:Arial;"> </span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><strong><span style="font-size:14pt;font-family:Arial;"> </span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><strong><span style="font-size:14pt;font-family:Arial;"> </span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><strong><span style="font-size:14pt;font-family:Arial;"> </span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><strong><span style="font-size:14pt;font-family:Arial;">Etre sujet, acteur de sa vie au Grand Age<a name="_ftnref2" href="/Recherche%20g%C3%A9rontologique/articles/article%20sur%20%C3%AAtre%20sujet,%20acteur.doc#_ftn2"><span class="MsoFootnoteReference"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoFootnoteReference"><strong><span style="font-size:14pt;font-family:Arial;">[2]</span></strong></span><!--[endif]--></span></a></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><strong><span style="font-size:14pt;font-family:Arial;"> </span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><strong><span style="font-size:14pt;font-family:Arial;"> </span></strong></p>
<p><strong><em><span style="font-size:12pt;line-height:150%;font-family:&quot;"><br style="page-break-before:always;" /> </span></em></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height:150%;"><strong><span style="font-family:Arial;">Introduction</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">Sur un plan personnel, la période de vie qui commence vers 60-65 ans est une phase de l’existence qui pose beaucoup de questions, durant laquelle il faut faire face à des changements importants. Une participante d’une session de formation énonce ainsi son expérience « il ne faut pas s’imaginer qu’après la retraite on n’a rien à faire. Notre vie est très occupée et si nous devons être à la hauteur des enjeux qui se présentent, bien choisir nos activités, les mener telles que nous le souhaitons, cela nous demande beaucoup de réflexions et d’efforts ». Or les entretiens réalisés dans le cadre de notre projet de recherche<a name="_ftnref3" href="/Recherche%20g%C3%A9rontologique/articles/article%20sur%20%C3%AAtre%20sujet,%20acteur.doc#_ftn3"><span class="MsoFootnoteReference"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size:12pt;font-family:&quot;">[3]</span></span><!--[endif]--></span></a> ont mis en évidence, aussi bien le manque de préparation de nos contemporains que l’absence de lieux de réflexion de nature à les aider à mieux réfléchir à cette étape de leur existence. Après une présentation de quelques données illustratives de la situation présente, le lecteur trouvera, dans les pages qui suivent, les raisons à l’origine de l’expérimentation menée en 2005 et 2006 au Centre d’Etudes Gérontologiques Ville Hôpital<a name="_ftnref4" href="/Recherche%20g%C3%A9rontologique/articles/article%20sur%20%C3%AAtre%20sujet,%20acteur.doc#_ftn4"><span class="MsoFootnoteReference"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size:12pt;font-family:&quot;">[4]</span></span><!--[endif]--></span></a> de Bretonneau visant à favoriser chez nos contemporains une approche plus positive, plus sereine et engagée de l’avancée en âge ainsi que les premiers résultats de l’action réalisée.</p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-family:Arial;">La vie après 60 ans, une phase nouvelle de l’existence qui demande réflexion </span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><em> </em></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><strong><em>Qui suppose qu’on soit capable de trouver des solutions à des problèmes non rencontrés auparavant</em></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">Les personnes ayant quitté leur activité professionnelle se trouvent face à une multitude de choses nouvelles à accomplir : Faire le deuil de leurs activités passées et se trouver de nouveaux intérêts, de nouvelles relations, un milieu qui leur corresponde et dans lequel elles se sentent bien, porter plus d’attention à leur corps qui avec les années exige plus de soins, aider leurs (grands) enfants, accompagner leurs parents, leur mère le plus souvent avant de faire elles-mêmes l’expérience de l’entrée dans le grand âge. « Il faut prendre la mesure de la complexité de notre situation » nous a fait observer une stagiaire qui, récemment partie en retraite, en était au début de son voyage : « Arriver à se construire une nouvelle existence en renonçant à reproduire à l’identique ce qu’on a connu auparavant, accepter de se remettre en question, réaliser des projets longtemps mis en suspens, trouver un équilibre entre la part de son temps consacrée aux autres et celle réservée pour soi. », « Etre plus disponible pour ses proches, notamment en cas d’accident, de maladie, assumer les décès de personnes aimées et se retrouver ensuite avec ses souvenirs, des pensées qui n’ont pas pu être partagées et sans transition être sollicité pour résoudre des problèmes de succession ». Chaque année il y a de l’ordre à faire chez soi et dans sa vie. Trier, donner, jeter, prioriser, se recentrer. Il faut savoir trouver des moments pour réfléchir, revoir ses projets immédiats et ceux à plus long terme. Tout ceci n’est pas facile, ne laisse pas indifférent. « Ce qui est difficile à nos âges », dira une autre participante, « c’est d’être dans l’obligation de s’adapter à un monde intérieur et extérieur en constant changement ».</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><strong><em>Qui implique qu’on témoigne d’un réel intérêt pour cette phase de la vie, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui</em></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">Elle demande, comme préalable, la manifestation d’un intérêt plus affirmé que celui que l’on constate aujourd’hui pour la réalité, les perspectives et les conséquences du vieillissement. On observe en effet que les Français ont une représentation approximative et ambivalente de la vieillesse qu’ils identifient trop souvent aux derniers mois ou années de la vie de leurs parents ou à des épisodes difficiles d’hospitalisation de ces derniers. Ils n’ont pas encore mesuré l’importance et les implications de l’accroissement de l’espérance de vie dont ils sont témoins et ont par rapport à leur avancée en âge une position en retrait. Beaucoup préfèrent ne pas y penser, « le mot de vieillesse, je ne voulais pas en entendre parler. C’était pour moi un mot dégoûtant »<a name="_ftnref5" href="/Recherche%20g%C3%A9rontologique/articles/article%20sur%20%C3%AAtre%20sujet,%20acteur.doc#_ftn5"><span class="MsoFootnoteReference"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size:12pt;font-family:&quot;">[5]</span></span><!--[endif]--></span></a>, choisissent de vivre au jour le jour, font comme si la vieillesse ne les concernait pas et rien dans leur entourage ni dans leur environnement ne les incite à changer d’attitude. Ce constat est confirmé par la manière dont ils prennent soin de leur santé.<span class="MsoFootnoteReference"><a name="_ftnref6" href="/Recherche%20g%C3%A9rontologique/articles/article%20sur%20%C3%AAtre%20sujet,%20acteur.doc#_ftn6"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size:12pt;font-family:&quot;">[6]</span></span></a></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><strong><em><span style="font-family:Arial;"> </span></em></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-family:Arial;">Quelques caractéristiques de la situation présente</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><strong><em><span style="font-size:14pt;"> </span></em></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><em>L’absence de lieux pour parler de la vieillesse telle qu’on la vit</em></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">Alors qu’aux autres périodes de l’existence on peut faire appel à de nombreux dispositifs pour réfléchir, le faire avec des personnes rencontrant des situations semblables, rien de tel après 60 ans. Des formations préparant à la retraite sont bien organisées par les institutions et les entreprises, mais les questions personnelles, les temps d’expression des participants, y tiennent une place réduite. En dehors de ces sessions il n’en existe pas d’autres et ceci pour deux raisons : une telle pratique n’est pas répandue chez nos aînés qui n’imaginent pas que ce qu’ils décrivent comme leurs problèmes personnels puissent intéresser quiconque, encore moins être abordés en groupe, d’où la rareté de ce type de réunion, et il n’y a pas de financement officiel de telles activités.</p>
<p class="MsoNormal"><strong><em>Le faible nombre d’interlocuteurs auxquels s’adresser</em></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">Pour parler de leur vie, le sens qu’ils lui donnent, ce qu’ils appréhendent et leur tient à cœur, nos concitoyens plus âgés ont comme principal recours, leurs proches, leurs amis, leur médecin traitant. Il n’est pas utile de s’appesantir sur les limites ainsi données à leur réflexion. Les proches et amis ne sont pas obligatoirement des professionnels de l’écoute, ils sont trop impliqués dans ce qu’ils vont entendre pour maintenir longtemps leur neutralité. Quant au médecin, outre qu’il aura tendance à privilégier le registre médical, ni le temps dont il dispose, ni l’image d’autorité qu’il a aux yeux de ses patients, ne sont propices à ce type d’entretien.</p>
<p class="MsoNormal"><strong><em>Les conférences couramment proposées sont à dominante médicale et sociale</em></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">Celles organisées par des associations ou des organismes comme la Société Française de Gériatrie et de Gérontologie, les caisses de retraite, les CCAS, sont majoritairement d’inspiration médicale et sociale. Leur finalité est de faire le point sur les grandes pathologies dont on peut souffrir à un âge avancé, les progrès en matière de traitement, les précautions à prendre, les risques à éviter, d’informer la société civile sur les dispositions législatives et règlementaires prises en sa faveur. Les personnes y viennent pour s’informer, leur rôle se borne à poser quelques questions.</p>
<p class="MsoNormal"><strong><em>Culturelle et exotique</em></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">Quant aux programmes des universités fréquentées par nos aînés on y trouve des cours d’apprentissage de langues étrangères, de découverte de pays lointains, d’ouverture sur d’autres cultures et civilisations, rarement sur les nouvelles perspectives du grand âge. Si l’on résume, d’un côté on se trouve face à des experts qui décrivent un avenir assez sombre et que l’on redoute, de l’autre côté on assiste à des conférences qui portent sur d’autres lieux et d’autres temps, qui éloignent de la réalité présente, font rêver.</p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-family:Arial;">Le résultat : </span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-family:Arial;"> </span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><em>Un contexte peu favorable à l’expression de son vécu, de ses questions et de son ressenti</em></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">Ainsi à partir de la soixantaine, la personne n’a pas la possibilité d’échanger librement avec d’autres sur ce qui lui tient à cœur, sa vie, ses engagements, ses choix, ses hésitations, son sentiment d’inutilité, ses craintes face au vieillissement. Dans sa vie de tous les jours, elle ne partage pas facilement avec son entourage ses réflexions dès lors qu’elles concernent des sujets un peu intimes. Ou si elle le fait c’est très brièvement et d’une manière convenue. Dès que les questions qu’elle se pose sont un peu personnelles elle a tendance à ne pas en parler. C’est que face aux autres, plus jeunes souvent, plus occupés, plus distraits par une foule de choses, il faut faire bonne figure, notamment devant ses proches, garder ses pensées pour soi.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">Dans le cabinet médical, ou celui de l’assistante sociale, avec l’infirmière libérale, il est attendu d’elle qu’elle dise ce qui ne va pas, en écho à la phrase plus ou moins implicite qui lui est posée : <em>qu’est ce que je peux faire pour vous</em> ? Elle se vit en position d’infériorité et ramenée à ses maux. Elle ne dispose d’aucune circonstance pour s’exprimer et avoir l’impression que ce qu’elle dit n’est pas uniquement perçu comme annonciateur de sa dégradation, illustratif de ses craintes irraisonnées, propre à son statut de personne vieillissante, mais que cela représente pour les autres, en même temps qu’un témoignage sur la vie, une source précieuse d’enseignement. D’aucun lieu où elle puisse rencontrer d’autres personnes plus ou moins de son âge, vivant des situations semblables, se posant les mêmes questions.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><strong><em><span style="font-family:Arial;"> </span></em></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><em>Une période de la vie qui tout en demandant beaucoup d’aménagements est abordée sans préparation, dans la solitude et le secret</em></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">Dans l’état actuel de notre société les personnes se retrouvent bien seules face aux questions qu’elles se posent, les obstacles qu’elles rencontrent, les choix qu’elles doivent faire. Il existe peu d’éléments, peu de supports pour les aider à garder l’initiative, à réussir les adaptations requises, à faire en sorte qu’elles continuent à trouver un sens à leur vie.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><strong><em>Les changements d’attitude à favoriser à la suite de cette analyse</em></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">Pour que les sujets âgés se sentent plus partie prenante, participent activement à la réflexion sur les changements à réaliser, acceptent de s’informer sur la réalité et les implications de l’avancée en âge, il est essentiel dans un premier temps : Qu’ils aient la possibilité de s’exprimer librement et en groupe de pairs sur ce qu’ils vivent, les questions qu’ils se posent, les différents aspects de leur situation. Qu’ils puissent préciser leurs souhaits, préparer leur avenir d’une manière plus sereine, en s’inspirant de l’expérience d’autrui et en considérant que leur existence a autant de valeur, mérite tout autant d’être vécue que celle des membres des autres générations.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-family:Arial;">Les sessions de réflexion sur sa trajectoire de vie et son avancée en âge expérimentées au CEGVH de Bretonneau </span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><em> </em></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><em>Objectifs </em></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">Avant toute action d’information et de sensibilisation sur la réalité et les risques du Grand Age, un changement d’attitude de nos contemporains par rapport à cette étape de la vie est une priorité. Il est important de susciter chez eux un intérêt plus manifeste pour cette phase de  l’existence, encourager une plus grande implication, une attitude plus responsable par rapport à leur futur. <strong><em> </em></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-family:Arial;"> </span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><em>Un dispositif permettant aux personnes qui le souhaitent de s’exprimer et de réfléchir sur la manière dont elles se représentent, préparent et vivent cette phase de leur existence</em></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">Elles ont été conçues pour être un lieu de construction identitaire fondée sur une expérience collective d’expression, d’échange et de partage. Rappelons-nous que la vieillesse n’est ni exclusivement médicale ni sociale, elle est avant tout une phase de l’existence humaine qui concerne chacun d’entre nous. Et à ce titre chacun doit disposer de temps et d’un lieu pour y réfléchir. Pour pouvoir parler « librement » de sa vieillesse, des questions qu’elle pose, enrichir son expérience de celle des autres, il faut le faire, non pas seul face à des professionnels compétents, mais avec et devant des pairs. L’expérience montre que dans un tel dispositif, chacun aide l’autre à s’exprimer sans l’évaluer, accompagne son cheminement, lui fait part de l’écho que suscitent chez lui ses paroles. Le rôle des animateurs consiste à veiller à l’écoute et à l’expression de chacun, à proposer une succession de séquences permettant d’approfondir les questions abordées par les participants lors des entretiens.<strong><em> </em></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><strong><em><span style="font-family:Arial;"> </span></em></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><em><span style="font-family:Arial;"> </span></em></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><em>Un lieu de partage d’expérience qui a pour finalité :</em></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;"><strong><em><span style="font-family:Arial;"> </span></em></strong></p>
<ul style="margin-top:0;" type="disc">
<li class="MsoNormal">De      faciliter, d’ouvrir l’accès à la parole,</li>
</ul>
<ul style="margin-top:0;" type="disc">
<li class="MsoNormal">De      permettre aux participants d’élaborer peu à peu et collectivement, à      partir de la réflexion et de l’expression de chacun, une image plus      positive de leur présent et de leurs années futures,</li>
</ul>
<ul style="margin-top:0;" type="disc">
<li class="MsoNormal">De      découvrir que la vieillesse n’est ni un concept, ni un diagnostic, ni un      avenir plus ou moins sombre, mais avant tout une expérience de vie à la      fois propre à chacun et partagée. Ou comme le dira au final d’une telle      session la stagiaire déjà citée :</li>
</ul>
<p class="MsoNormal" style="margin-left:36pt;">« « Et ce mot (vieillesse) je l’ai apprivoisé, finalement. Je me suis rendue compte que la vieillesse, c’est relatif, il faut vraiment l’apprivoiser, ne pas en avoir peur ».</p>
<p class="MsoNormal"><strong><em>Première évaluation des sessions réalisées</em></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><em> </em></strong></p>
<ul style="margin-top:0;" type="disc">
<li class="MsoNormal">Les      participants ont exprimé leur satisfaction d’avoir fait le point sur leur      vie présente et future avec des personnes ayant des préoccupations      semblables,</li>
</ul>
<ul style="margin-top:0;" type="disc">
<li class="MsoNormal">Ils      ont fait preuve d’une plus grande responsabilité et implication dans la      manière de concevoir et de préparer les années futures, sujet encore tabou      dans nombre de familles,</li>
</ul>
<ul style="margin-top:0;" type="disc">
<li class="MsoNormal">Ils      ont exprimé le souhait de continuer à réfléchir sur les implications de l’avancée      âge, de s’informer sur les processus du vieillissement, les opportunités      et les risques qui en découlent, les précautions à prendre, les      caractéristiques du dispositif sanitaire et social en place et ses      modalités d’utilisation,</li>
</ul>
<p class="MsoNormal"><strong><em> </em></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><em>Préalables</em></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;">En préalable à l’inscription aux sessions qui se sont déroulées au CEGVH de l’hôpital Bretonneau, une information générale sur l’objectif de celles-ci a été apportée aux candidats potentiellement intéressés. Elle a été suivie d’entretiens individuels permettant aux personnes rencontrées, d’aborder les évènements majeurs de leur existence, de parler de leur situation présente et de la manière dont elles envisageaient et préparaient leur avenir et ainsi d’avoir une première idée des questions qu’elles seraient amenées à aborder en groupe lors des sessions. C’est à l’issue de ces entretiens qu’elles ont choisi de s’inscrire (ou non) aux sessions proposées d’une durée de quatre jours programmées en deux séquences de deux jours, avec un intervalle d’un mois environ entre les deux. Bien entendu il n’y avait pas de limite d’âge.</p>
<div><!--[if !supportFootnotes]-->&nbsp;</p>
<hr size="1" />
<p><!--[endif]--></p>
<div id="ftn1">
<p class="MsoNormal"><a name="_ftn1" href="/Recherche%20g%C3%A9rontologique/articles/article%20sur%20%C3%AAtre%20sujet,%20acteur.doc#_ftnref1"><span class="MsoFootnoteReference"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size:12pt;font-family:&quot;">[1]</span></span><!--[endif]--></span></a> <span style="font-size:10pt;">G. Arbuz, 33 rue des Alouettes 75019 Paris, tel : 01 42 39 90 30 </span></p>
</div>
<div id="ftn2">
<p class="MsoNormal"><a name="_ftn2" href="/Recherche%20g%C3%A9rontologique/articles/article%20sur%20%C3%AAtre%20sujet,%20acteur.doc#_ftnref2"><span class="MsoFootnoteReference"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size:12pt;font-family:&quot;">[2]</span></span><!--[endif]--></span></a> <span style="font-size:10pt;">Colloque Hôpital Bretonneau, <em>la personne âgée et son environnement, </em>3 mars 2006, </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size:10pt;"> texte paru dans le numéro de juillet 2007 de la revue <strong>Gérontologie</strong> </span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size:14pt;font-family:Arial;"> </span></strong></p>
<p class="MsoFootnoteText">&nbsp;</p>
</div>
<div id="ftn3">
<p class="MsoFootnoteText"><a name="_ftn3" href="/Recherche%20g%C3%A9rontologique/articles/article%20sur%20%C3%AAtre%20sujet,%20acteur.doc#_ftnref3"><span class="MsoFootnoteReference"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size:10pt;font-family:&quot;">[3]</span></span><!--[endif]--></span></a> <em>Comment Les Français sont-ils préparés à vivre la mutation démographique dont ils sont présentement témoins ?</em></p>
</div>
<div id="ftn4">
<p class="MsoFootnoteText"><a name="_ftn4" href="/Recherche%20g%C3%A9rontologique/articles/article%20sur%20%C3%AAtre%20sujet,%20acteur.doc#_ftnref4"><span class="MsoFootnoteReference"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size:10pt;font-family:&quot;">[4]</span></span><!--[endif]--></span></a> <em>Etre sujet, acteur de sa vie au Grand Age</em>, Centre d’Etudes Gérontologiques Ville-Hôpital, Hôpital Bretonneau  23 rue Joseph de Maistre, 75018 Paris, responsable Claude Lepresle.</p>
</div>
<div id="ftn5">
<p class="MsoNormal"><a name="_ftn5" href="/Recherche%20g%C3%A9rontologique/articles/article%20sur%20%C3%AAtre%20sujet,%20acteur.doc#_ftnref5"><span class="MsoFootnoteReference"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size:12pt;font-family:&quot;">[5]</span></span><!--[endif]--></span></a> <span style="font-size:10pt;">Parole<strong> </strong>d’une autre stagiaire, lors de la phase d’évaluation finale d’une session de formation.</span> <strong><em><span style="font-family:Arial;"> </span></em></strong></p>
<p class="MsoFootnoteText">&nbsp;</p>
</div>
<div id="ftn6">
<h2 style="text-align:left;"><a name="_ftn6" href="/Recherche%20g%C3%A9rontologique/articles/article%20sur%20%C3%AAtre%20sujet,%20acteur.doc#_ftnref6"><span class="MsoFootnoteReference"><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoFootnoteReference"><strong><span style="font-size:12pt;font-family:&quot;">[6]</span></strong></span><!--[endif]--></span></a> <span style="font-size:10pt;font-style:normal;">Pierre</span><strong><span style="font-size:10pt;"> </span></strong><span style="font-size:10pt;font-style:normal;">Czernichow «</span><span style="font-size:14pt;font-style:normal;"> </span><span style="font-size:10pt;font-style:normal;">Les personnes âgées sont de loin les consommateurs de soins les plus importants.</span><span style="font-size:14pt;font-style:normal;"> </span></h2>
<p class="MsoFootnoteText">Mais la demande qu’elles peuvent exprimer est souvent « maladroite ». Socialement marginalisées, isolées, mal informées, parfois économiquement diminuées, réduites dans leur mobilité ou par leur perception, il leur est plus qu’à d’autres difficile de repérer les différentes possibilités du soin, de les comparer et de les utiliser au mieux de leurs intérêts ». <em>Gérontologie </em>n°106 1998 pp.10 et 47</p>
</div>
</div>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/gerontologie.wordpress.com/53/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/gerontologie.wordpress.com/53/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/gerontologie.wordpress.com/53/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/gerontologie.wordpress.com/53/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/gerontologie.wordpress.com/53/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/gerontologie.wordpress.com/53/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/gerontologie.wordpress.com/53/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/gerontologie.wordpress.com/53/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/gerontologie.wordpress.com/53/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/gerontologie.wordpress.com/53/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/gerontologie.wordpress.com/53/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/gerontologie.wordpress.com/53/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/gerontologie.wordpress.com/53/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/gerontologie.wordpress.com/53/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=gerontologie.wordpress.com&amp;blog=14797310&amp;post=53&amp;subd=gerontologie&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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	</item>
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		<title>Vivre ensemble</title>
		<link>http://gerontologie.wordpress.com/2010/10/11/vivre-ensemble/</link>
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		<pubDate>Mon, 11 Oct 2010 19:47:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Georges Arbuz</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Ensemble]]></category>

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		<description><![CDATA[Vivre ensemble A ceux qui s’interrogeraient sur l’utilité et le sens de la présence des anciens à côté des plus jeunes dans nos cités, il faut conseiller d’aller visiter des villes comme Varsovie, Berlin, Dresde ou Cologne. Construites après la &#8230; <a href="http://gerontologie.wordpress.com/2010/10/11/vivre-ensemble/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a><img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=gerontologie.wordpress.com&amp;blog=14797310&amp;post=44&amp;subd=gerontologie&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Vivre ensemble</p>
<p>A ceux qui s’interrogeraient sur l’utilité et le sens de la présence des anciens à côté des plus jeunes dans nos cités, il faut conseiller d’aller visiter des villes comme Varsovie, Berlin, Dresde ou Cologne. Construites après la guerre sur les décombres et les ruines,  tout y est neuf, pimpant, fonctionnel. Rien n’y rappelle le drame qu’elles ont connu, le cadre de vie des générations précédentes, sinon une plaque au coin d’une entrée de métro, un monument sur une place, un musée.  Il y manque ainsi l’essentiel, la présence, les liens et la continuité, les symboles et les vestiges du passé nourricier du présent. En marchant dans les rues on ressent un malaise. Sur le devant des façades, d’autres façades  viennent s’interposer, celles de la ville d’avant guerre, que l’on voit sur les vieilles photos, les documentaires et les actualités de l’époque. Absents aussi des rues tous ceux qui ont été exterminés ou fauchés par la guerre et qui n’ont pas pu vieillir et voir grandir ceux de leurs enfants qui ont échappé au désastre.  Sur les photos qui nous restent d’eux ils apparaissent jeunes pour toujours, sans que jamais nous puissions compléter les quelques souvenirs qui nous restent de leur vie, de ce qu’ils auraient pu être et devenir plus tard si les circonstances leur avaient accordé de vivre jusqu’au bout leur destinée d’être humain. Et ainsi du fait de la coupure instaurée entre les générations, la vie de l’une s’étant brutalement arrêtée, la vie de l’autre est comme suspendue dans le vide elle aussi.    </p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/gerontologie.wordpress.com/44/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/gerontologie.wordpress.com/44/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/gerontologie.wordpress.com/44/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/gerontologie.wordpress.com/44/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/gerontologie.wordpress.com/44/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/gerontologie.wordpress.com/44/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/gerontologie.wordpress.com/44/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/gerontologie.wordpress.com/44/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/gerontologie.wordpress.com/44/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/gerontologie.wordpress.com/44/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/gerontologie.wordpress.com/44/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/gerontologie.wordpress.com/44/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/gerontologie.wordpress.com/44/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/gerontologie.wordpress.com/44/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=gerontologie.wordpress.com&amp;blog=14797310&amp;post=44&amp;subd=gerontologie&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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			<media:title type="html">gerontologie</media:title>
		</media:content>
	</item>
		<item>
		<title>Approche privilégiée</title>
		<link>http://gerontologie.wordpress.com/2010/09/18/approche-privilegiee/</link>
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		<pubDate>Sat, 18 Sep 2010 11:48:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Georges Arbuz</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[approche privilégiée]]></category>

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		<description><![CDATA[Approche du vieillissement privilégiée Le vieillissement comme aventure humaine Quels que soient les progrès réalisés par la science dans la compréhension des phénomènes du vieillissement, un aspect essentiel de celui-ci lui échappe, concerne chacun de nous, demande une approche spécifique. &#8230; <a href="http://gerontologie.wordpress.com/2010/09/18/approche-privilegiee/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a><img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=gerontologie.wordpress.com&amp;blog=14797310&amp;post=34&amp;subd=gerontologie&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Approche du vieillissement privilégiée</p>
<p>Le vieillissement comme aventure humaine</p>
<p>Quels que soient les progrès réalisés par la science dans la compréhension des phénomènes du vieillissement, un aspect essentiel de celui-ci lui échappe, concerne chacun de nous, demande une approche spécifique.</p>
<p>En 1996 Michel Philibert recommandait d’exporter le vieillissement « hors de sa région (biologique) d’origine scientifique, et (de) lui chercher ailleurs un autre modèle&#8230; de prendre en compte ces changements que le biologiste écarte de sa notion comme non liés à l’âge parce qu’ils ne s’imposent pas à tous les membres de notre espèce selon un ordre nécessaire et irréversible mais résultent de décisions personnelles, de particularisme sociaux, des accidents de l’histoire. » et pourrait-on ajouter des croyances concernant le sens de la vie et de la mort tant sociales que personnelles.</p>
<p>Cette attention donnée à ce qui fait la spécificité de l’être humain n’est pas nouvelle. A la fin du XIX siècle, Ernest Schweninger, le médecin de Bismarck, dénonçait l’orientation médicale de son temps, qui en se centrant sur l’agent pathogène reléguait au second plan le sujet malade, « cet être singulier, selon les termes de Maine de Biran, qui n’a sa véritable réalité qu’en contribuant à se faire lui-même, à partir sans doute d’une nature donnée et selon des exigences intimement subies, mais par un devenir volontaire et une conquête personnelle. »</p>
<p>L’orientation retenue tout au long de ces pages se situe dans cette ligne de pensée. La façon dont les individus avancent en âge, affrontent les défis de la vieillesse, n’est pas déterminée à l’avance, ne découle pas des seules données de type génétique, biologique ou médical, ne se laisse pas enfermer dans un savoir strictement objectif. Entrent en jeu des facteurs historiques, culturels et sociaux, et au-delà, des connaissances et des aptitudes acquises dès les premières années de l’enfance et tout au long de la vie. Nos contemporains ont une responsabilité, un rôle important à jouer tout au long de leur existence y compris dans la dernière partie de celle-ci. Ceci demande de mieux les connaître, d’avoir une idée plus précise de la manière dont ils font face aux changements et épreuves de ce temps de vie, des difficultés qu’ils rencontrent et de leur créativité et des idées nouvelles qu’ils mettent en œuvre, ainsi que de l’aide qu’il convient de leur apporter.</p>
<p>Démarche adoptée</p>
<p>Comment rendre compte de cette expérience, mieux la comprendre et mieux la conduire, en tant qu’elle est toujours à la fois subie, interprétée et aménagée par décisions personnelles et par règles collectives ? se demandait Michel Philibert.<br />
Notre démarche depuis 1996 consiste à rencontrer nos contemporains, à recueillir leur expérience, à leur proposer des lieux ; des séminaires, des ateliers pour y réfléchir, s’interroger, s’enrichir de l’expérience des autres, s’informer, et ainsi envisager d’une façon plus sereine leur avancée en âge.</p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/gerontologie.wordpress.com/34/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/gerontologie.wordpress.com/34/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/gerontologie.wordpress.com/34/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/gerontologie.wordpress.com/34/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/gerontologie.wordpress.com/34/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/gerontologie.wordpress.com/34/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/gerontologie.wordpress.com/34/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/gerontologie.wordpress.com/34/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/gerontologie.wordpress.com/34/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/gerontologie.wordpress.com/34/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/gerontologie.wordpress.com/34/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/gerontologie.wordpress.com/34/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/gerontologie.wordpress.com/34/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/gerontologie.wordpress.com/34/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=gerontologie.wordpress.com&amp;blog=14797310&amp;post=34&amp;subd=gerontologie&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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			<media:title type="html">gerontologie</media:title>
		</media:content>
	</item>
		<item>
		<title>La scène de la vie</title>
		<link>http://gerontologie.wordpress.com/2010/09/16/la-scene-de-la-vie-2/</link>
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		<pubDate>Thu, 16 Sep 2010 15:37:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Georges Arbuz</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[les différents rôles]]></category>

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		<description><![CDATA[Etre acteur de sa vie Si l’on illustre notre propos par la métaphore du théâtre, nous sommes en représentation sur plusieurs scènes différentes et par rapport auxquelles notre marge d’initiative est plus ou moins limitée. Il y a la scène &#8230; <a href="http://gerontologie.wordpress.com/2010/09/16/la-scene-de-la-vie-2/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a><img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=gerontologie.wordpress.com&amp;blog=14797310&amp;post=32&amp;subd=gerontologie&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Etre acteur de sa vie<br />
Si l’on illustre notre propos par la métaphore du théâtre, nous sommes en représentation sur plusieurs scènes différentes et par rapport auxquelles notre marge d’initiative est plus ou moins limitée.<br />
Il y a la scène biologique qui ne nous donne quasiment aucune marge de manœuvre,<br />
La scène sociale toute aussi contraignante mais avec quelques espaces de liberté, la scène familiale et enfin la scène intérieure, celle du théâtre intime où l’on est seul à la fois sur scène et dans la salle.<br />
Par rapport à la succession des rôles et des habits que nous avons à endosser, certains ont notre préférence, d’autres sont rejetés. Mais quelle que soit la qualité de notre jeu, la force de nos illusions, de nos regrets, de nos nostalgies, toutes les pièces commencent et finissent d’une manière identique et nous n’avons d’autre choix que de nous plier aux metteurs en scènes qui chacun à leur façon ont organisé le déroulement du spectacle.<br />
En nous limitant à la scène sociale on attend de chacun de nous qu’il soit capable de jouer successivement les rôles de jeune enfant, d’adolescent, d’amoureux, de père de famille et de vieillard tranquille attendant sereinement la mort.<br />
La synchronisation qui existait autrefois entre le vieillissement biologique, social et personnel a fait place à un certain flou, visible principalement aux frontières de l’adolescence et de l’âge adulte et à celle de l’entrée dans la vieillesse.<br />
Etre capable de bien jouer tous les rôles qui nous attendent n’est pas facile. Ceci est particulièrement vrai aujourd’hui où tout parait confus, où les frontières se sont effacées et où les rappels les plus salutaires, même s’ils sont douloureux, à la réalité de notre destin, sont comme suspendus par nos rêves, nos illusions, nos espoirs, et la publicité.<br />
Le dernier acte est celui qui nous pose le plus de problèmes. Au moment de le jouer nous tardons à entrer sur scène, ou nous y entrons en ayant oublié notre texte si bien que les paroles que nous prononçons sont soit inintelligibles, soit trop nombreuses, soit les deux.</p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/gerontologie.wordpress.com/32/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/gerontologie.wordpress.com/32/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/gerontologie.wordpress.com/32/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/gerontologie.wordpress.com/32/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/gerontologie.wordpress.com/32/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/gerontologie.wordpress.com/32/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/gerontologie.wordpress.com/32/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/gerontologie.wordpress.com/32/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/gerontologie.wordpress.com/32/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/gerontologie.wordpress.com/32/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/gerontologie.wordpress.com/32/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/gerontologie.wordpress.com/32/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/gerontologie.wordpress.com/32/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/gerontologie.wordpress.com/32/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=gerontologie.wordpress.com&amp;blog=14797310&amp;post=32&amp;subd=gerontologie&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		</media:content>
	</item>
		<item>
		<title>Présentation</title>
		<link>http://gerontologie.wordpress.com/2010/09/14/presentation/</link>
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		<pubDate>Tue, 14 Sep 2010 15:33:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Georges Arbuz</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>

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		<description><![CDATA[Du fait de la mutation démographique et sociale en cours dont nous sommes les témoins et les sujets, la situation et les perspectives des plus de 60 ans sont en pleine évolution. Outre les avancées à réaliser sur le plan &#8230; <a href="http://gerontologie.wordpress.com/2010/09/14/presentation/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a><img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=gerontologie.wordpress.com&amp;blog=14797310&amp;post=7&amp;subd=gerontologie&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Du fait de la mutation démographique et sociale en cours dont nous sommes les témoins et les sujets, la situation et les perspectives des plus de 60 ans sont en pleine évolution. Outre les avancées à réaliser sur le plan social et médical, il est important de prendre le mesure de l&#8217;importance de cette évolution et d&#8217;accompagner nos contemporains dans ce changement.</p>
<p>Tout en tenant compte des avancées importantes réalisées sur le plan médical et social, il faut se rappeler que la vieillesse fait partie de l&#8217;existence de chacun et ne peut être réduite à un ensemble de maladies et de droits sociaux, elle est une tranche de vie qui mérite au même titre que les autres d&#8217;être pleinement vécue.</p>
<p>Ce blog a été créé à cette intention. Il se veut un espace interactif permettant à tous ceux qui le souhaitent de faire part de leur expérience et d&#8217;énoncer les questions qu&#8217;elle leur pose. Il est également destiné à présenter les avancées récentes sur le plan anthropologique et sociologiques qui peuvent les aider à mieux faire face aux changements et épreuves de cette tranche de leur vie.</p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/gerontologie.wordpress.com/7/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/gerontologie.wordpress.com/7/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/gerontologie.wordpress.com/7/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/gerontologie.wordpress.com/7/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/gerontologie.wordpress.com/7/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/gerontologie.wordpress.com/7/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/gerontologie.wordpress.com/7/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/gerontologie.wordpress.com/7/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/gerontologie.wordpress.com/7/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/gerontologie.wordpress.com/7/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/gerontologie.wordpress.com/7/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/gerontologie.wordpress.com/7/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/gerontologie.wordpress.com/7/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/gerontologie.wordpress.com/7/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=gerontologie.wordpress.com&amp;blog=14797310&amp;post=7&amp;subd=gerontologie&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<title>Présentation du BLOG</title>
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		<pubDate>Thu, 05 Aug 2010 14:09:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Georges Arbuz</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Avancer en âge aujourd'hui]]></category>

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		<description><![CDATA[Je m&#8217;appelle Georges Arbuz et j&#8217;ai créé ce Blog à l&#8217;intention de tous ceux qui s&#8217;intéressent aux nouvelles perspectives de l&#8217;avancée en âge aujourd&#8217;hui. Ils y trouveront des textes, des informations, des piste de réflexion qui j&#8217;espère vont les intéresser &#8230; <a href="http://gerontologie.wordpress.com/2010/08/05/presentation-du-blog/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a><img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=gerontologie.wordpress.com&amp;blog=14797310&amp;post=8&amp;subd=gerontologie&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je m&#8217;appelle Georges Arbuz et j&#8217;ai créé ce Blog à l&#8217;intention de tous ceux qui s&#8217;intéressent aux nouvelles perspectives de l&#8217;avancée en âge aujourd&#8217;hui.<br />
Ils y trouveront des textes, des informations, des piste de réflexion qui j&#8217;espère vont les intéresser et susciterons de leur part des réactions, des critiques, des nouvelles idées.</p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/gerontologie.wordpress.com/8/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/gerontologie.wordpress.com/8/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/gerontologie.wordpress.com/8/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/gerontologie.wordpress.com/8/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/gerontologie.wordpress.com/8/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/gerontologie.wordpress.com/8/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/gerontologie.wordpress.com/8/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/gerontologie.wordpress.com/8/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/gerontologie.wordpress.com/8/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/gerontologie.wordpress.com/8/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/gerontologie.wordpress.com/8/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/gerontologie.wordpress.com/8/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/gerontologie.wordpress.com/8/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/gerontologie.wordpress.com/8/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=gerontologie.wordpress.com&amp;blog=14797310&amp;post=8&amp;subd=gerontologie&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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